Histoires et leçons de l'année 2

Partie 2 des petites histoires et leçons de l'année

MATOS

1/7/20265 min temps de lecture

Histoires et petites leçon de l'année

Deuxième partie.

Heureusement qu'il n'y a pas que le matos et les objets dans la vie. Il y a aussi toutes les réflexions, les pensées et les leçons.
Voila la première partie de choses qui me viennent en tête lorsque je pense à cette année qui vient de passer, à une vitesse folle !

  • Retour à la photo, retour aux gens


    J’ai sorti l’argent que je n’avais pas trop envie de dépenser pour changer de matériel photo et vidéo. J’avais envie de quelque chose de beaucoup plus pro et qualitatif au niveau vidéo, tout comme j’avais envie de chose en photo que mon appareil ne m’apportait plus.
    Finalement, au-delà de l’aspect dépense, j’ai vraiment repris plaisir à prendre des photos, de tout et de rien. Je reprends plaisir au tout manuel et au fait de prendre mon temps pour cadrer, régler, shooter.

    Mais aussi, je me suis rendu compte que j’avais perdu quelque chose en cours de route, la facilité que j’avais auparavant à approcher les gens. Je ne sais pas trop pourquoi.
    Mais j’ai vraiment envie de m’approcher de nouveau, de tirer des portraits, d’être plus aventureux.
    Je suis en rééducation en quelque sorte. Tout doucement je reprends le plaisir de me balader partout le temps et partout avec mon appareil. Le plaisir des petits détails auxquels je ne faisais plus attention, et qui attire l'œil de nouveau.
    C’est un peu étrange d’avoir eu à changer de matériel pour retrouver le plaisir de filmer et photographier, puisque finalement avec un regard et une composition, on peut faire avec peu. Mais je trouve que c’est plus facile désormais, plus intuitif, plus inspirant. Et c’est une bonne chose pour vous comme pour moi.

  • Passer moins de temps sur le téléphone


Comme un vœu pieux, j’ai très envie de passer moins de temps sur le téléphone. Je travaille dessus, je veille à passer moins de temps sur les réseaux sociaux, pour me concentrer beaucoup plus sur le reste. Ecrire plus, lire plus. Faire un peu plus de tout et n’importe quoi, du moment que ce n’est pas sur le téléphone.
C’est impressionnant de voir le temps que l’on peut y passer chaque jour, et il est vertigineux de multiplier ce temps donné par le nombre de jours qu’il nous reste potentiellement à vivre.
Je me demande ce que j’ai bien pu apprendre au travers de ces heures à scroller, et surtout, combien de langues je pourrais parler en plus si je m’étais concentré sur ça plutôt que sur du vide.

Je crois que c’est d’autant plus vrai maintenant, alors que les partages sur les réseaux sociaux qui peuvent être inspirants, sont devenus un ramassis de “trend” qu’il faut suivre à tout prix, mais qui dénature la photographie, la vidéo et l’écriture.
Alors autant se concentrer sur autre chose. Des choses qui me permettent de m’exprimer plus largement, d’apprendre, de partager, et potentiellement de trouver des revenus sains et à plus long terme.

Je suis certain que l’on a perdu le sens des priorités, le sens de ce qui est normal, naturel et bon. Il y a toujours une excuse pour sortir son téléphone. Le nombre de fois où on le touche par jour est ahurissant.
Chaque jour je conscientise mon utilisation du téléphone, afin de revenir à une utilisation de mon temps plus judicieux.

  • Ne plus acheter de carte sim

Et ainsi, je me suis retrouvé à ne plus acheter de carte sim. J’ai perdu ma carte sim française, et en arrivant au Pérou, les solutions étaient soit compliquées soit cher.
Alors je me suis dit “Tiens, c’est peut être une bonne occasion pour ne pas acheter de carte sim du tout et apprendre à m’en passer”.
Je ne pensais pas tenir longtemps. J’ai déjà eu un peu de tentations, puis avec le temps, j’ai perdu l'intérêt d’acheter une carte sim.
Parfois j’en aurais eu besoin. Mais j'ai toujours pu m’en passer. Et puis on développe vite une capacité à contourner les problèmes et à trouver internet si vraiment c’est nécessaire. Bien heureusement, c’est rarement nécessaire.

  • Réparer les zips


Un peu sorti de nul part, j’ai appris qu’en serrant le zip avec une pince, je pouvais réparer tente et veste lorsque le curseur ne mord plus.
Il n’y a pas a changé tout le zip, et encore moins la tente ou la veste. C’est simplement que le curseur est trop desserré pour attraper les deux côtés et fermer le zip.
Ça peut paraître tellement évident, mais ça ne l’était pas pour moi. Alors je me suis mis à repenser à tout ce que j’ai changé, l’argent que j’ai dépensé pour remplacer des choses que j’aurais pu réparer.

Finalement, ce n’est pas simplement réparer les zips, c’est en fait l’idée d’essayer de tout réparer. On ne nous dit pas forcément combien c’est facile ou tout au moins faisable.
C’est aussi ça s’engager et vivre de manière un peu plus sereine, réparer et bricoler, moins dépenser pour avoir moins à gagner, et donc peut être plus de temps pour simplement vivre.

  • Rouler en groupe

Souvent on me demande si je préfère rouler seul ou en groupe.
En fait, je pense que j’aime les deux, et que j’aime les deux. Et le mieux étant encore de rouler seul la journée pour se retrouver le soir au bivouac.
C’est parfois un peu compliqué de gérer les pauses des autres, les envies ou même le manque d’envie, les humeurs et les discussions.
Parfois on veut juste rouler seul, en écoutant la radio, tout en profitant de la chaleur humaine de cette petite communauté lorsque l’on partage le spot de camping.

Je n’ai pas forcément envie de me réveillé super tôt et de replier la tente tout de suite pour partir au plus vite. Je n’ai peut-être pas envie de faire des pauses toutes les heures. Je n’ai peut-être pas envie de payer pour dormir.
Il y a autant de manières de voyager que de voyageurs.

Il faut surtout ne pas hésiter à donner ses conditions, à ne pas laisser le groupe peser sur soi et son humeur alors que l’on peut être franc du début et rendre les choses bien plus faciles pour tout le monde.
A savoir ce que l’on veut et à poser les conditions clairement dès le début, en faisant un effort de communication, on peut trouver un juste milieu qui convient mieux à tout le monde, et tout au moins à soi-même.